La psychopédagogie est une approche globale qui aide les enfants et adolescents rencontrant des difficultés à l’école ou dans leur développement. Elle se situe à la croisée de la psychologie et des apprentissages pour comprendre le fonctionnement unique de chaque élève.
L’idée centrale est que les émotions et l’intelligence sont indissociables. Parfois, un enfant est « empêché de penser » car le stress ou l’anxiété bloquent ses capacités réelles. La psychopédagogie cherche à lever ces blocages émotionnels pour restaurer le désir d’apprendre.
Pour y parvenir, le professionnel utilise des méthodes détournées comme le jeu, la créativité ou des outils numériques. Il travaille également sur les « super-pouvoirs » du cerveau, appelés fonctions exécutives (mémoire, inhibition, attention, planification, flexibilité), afin de rendre l’élève plus autonome et serein.
Cette méthode est particulièrement adaptée aux jeunes ayant des troubles du Neurodéveloppement (« Dys », TDAH) ou vivant un refus scolaire anxieux. L’accompagnement débute généralement par un bilan (BPAE) qui permet d’identifier les forces et les besoins de l’enfant pour construire un programme sur mesure. L’objectif final est que l’élève retrouve sa confiance en lui et le plaisir de réussir.
Les fonctions exécutives : le cœur de la psychopédagogie
Les fonctions exécutives sont le « centre de contrôle » du cerveau. Elles sont essentielles pour aider l’élève à se concentrer, à s’organiser et à résoudre des problèmes. Leur « carburant » indispensable est l’attention.
On en distingue principalement quatre :
- L’inhibition : la capacité de s’arrêter pour réfléchir avant d’agir et de résister aux distractions.
- La planification : savoir définir et organiser les étapes d’une tâche pour atteindre un objectif.
- La mémoire de travail : retenir et manipuler des informations mentalement pendant un court instant (par exemple pour un calcul).
- La flexibilité : la souplesse d’esprit qui permet de s’adapter aux changements de planning, de règles ou de corriger une erreur.
La gestion des émotions joue également un rôle clé, car le stress peut bloquer ces fonctions. En psychopédagogie, ces « super-pouvoirs » sont travaillés par le jeu, des outils visuels (comme le rétroplanning) et des exercices concrets pour aider l’enfant à devenir plus autonome et serein.
Psychopédagogie : une alliée face aux TND (DYS, TDAH etc…)
L’intérêt majeur est le travail à la fois sur les apprentissages et les émotions. Les échecs répétés liés à ces troubles créent souvent une angoisse de performance et une perte de confiance. Le psychopédagogue aide l’élève à se libérer de ses « sentiments parasites », a gérer ses émotions pour retrouver l’envie et le plaisir d’apprendre.
L’accompagnement s’appuie sur des méthodes adaptées à chaque profil :
- Pour les troubles « DYS » : Le travail se concentre sur les fonctions exécutives (mémoire de travail, organisation, flexibilité) qui sont souvent plus fragiles chez ces élèves. On utilise des outils visuels comme le rétroplanning pour l’organisation ou des jeux pour apprendre à mieux gérer les erreurs.
- Pour le TDAH : L’accent est mis sur le renforcement de l’attention (le « carburant » du cerveau) et de la planification. Le professionnel propose également de la guidance parentale pour aider les familles à mettre en place des routines efficaces à la maison.
Travail en réseau : Ensemble pour mieux accompagner !
La psychopédagogie est une approche précieuse qui agit comme un facilitateur entre l’enfant, sa famille et l’école. Son intérêt principal est de réconcilier les émotions et les apprentissages pour redonner au jeune le plaisir d’apprendre.
Un réseau d’accompagnement :
- Un travail d’équipe : Le psychopédagogue ne travaille pas seul. Il collabore avec les autres professionnels (orthophonistes, psychomotriciens, ergothérapeutes, neuropsychologues, neuropédiatres etc…) pour offrir un suivi complet et cohérent.
- Un pont avec l’école : En tant qu’expert, il propose des aménagements pédagogiques concrets adaptés aux besoins de l’élève en classe. Il peut également participer aux réunions de suivi scolaire, notamment pour les dossiers MDPH, afin de soutenir les familles dans leurs démarches.
- Savoir réorienter : Si le bilan (BPAE) ou le suivi révèlent des difficultés qui relèvent du domaine médical ou du soin spécifique, le professionnel oriente alors la famille vers les spécialistes adéquats. Cette réorientation assure que l’enfant reçoive l’aide la plus adaptée à sa situation.
La psychopédagogie aide les enfants en difficulté scolaire, en liant émotions et apprentissages.
En s’appuyant sur des méthodes efficaces et un travail en réseau, elle lève les blocages tout en développant les fonctions exécutives des enfants.
Le psychopédagogue est une personne ressource qui coordonne les efforts de chacun pour entourer l’enfant/l’adolescent d’une équipe aidante, solide et bienveillante.

